Réflexion personnelle
- Arthur Baudon Vernet
- 16 mars
- 1 min de lecture
L’œil de l’artiste ou du poète voit
les choses telles qu’elles sont.
Ni pour s’en servir , ni pour les utiliser.
Ce regard regarde en premier,
sans même songer à une photographie
en devenir, ni à un texte à écrire.
C’est dans l’intention même de rien prendre
que se tient la possibilité
d’une transmutation du réel ainsi prélevé.
Le réel l’a percuté, une pensée plus éclairante
a surgit dans l’ombre.
Une nébuleuse de mots s’approche petit à petit,
les premiers couchés, les autres suivent.
La chose a été vue, l’émerveillement s’est évaporé,
alors le désir impérieux de vouloir la fixer
occupe toute l’attention.
C’est trop beau, il faut pouvoir la partager.
Alors, on déclenche l’appareil,
on prend son crayon
dans l’urgence pour ne rien perdre
de cette beauté évanescente.
AA
Comments